Présentation

Recommander ce blog!

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Arrêt sur image

 

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Images Aléatoires

Créer un Blog

Samedi 26 avril 2008
C'est l'histoire d'un pov'type qui n'avait pas beaucoup de chance. Il se présente au dépôt pour la prise de son service, prépare son service et se dirige vers l'arrêt dépôt afin de prendre possession de son bus pour un service 2642 (ligne 82) qui devrait se terminer aux alentours de 19h36. Il monte dans le bus 3698 (un Renault) à l'arrivée de son collègue et zou... le témoin STOP s'allume. Ben merdalors! Il va ouvrir le capot arrière, vérifie les lampes de diagnostic et repère le témoin 4: "Plaquettes arrière, fin de course". On pourrait donc traduire ceci par "Les plaquettes arrières sont usées, la course est terminée^^". Il signale l'avarie au dispatch et est invité à rentrer le bus dans la cour, déposer ses clients et remonter chercher un autre bus. On lui propose le 3688 (c'est donc un spécialiste ès Renault). Il peut enfin repartir après un retard de 12 minutes dans la vue (ça vaut pas les stands de F1 hein ^^). Il repart joyeusement pour continuer son service, et dans la rue du Marais, voit un camion sortant d'un magasin de matériaux. Comme le camion n'est pas trop engagé, il se dit "Le conducteur va me voir, et comme tous les routiers sont sympas, il va avancer des 50 cm qui m'empêchent de poursuivre mon service (avec une cinquantaine de clients)". Mais non, lui aussi il bosse et il ne va pas commencer à faire des politesses à un chauffeur TEC qui pour une fois n'est pas en grève. Il continue donc sa manoeuvre, et bloque toute la route 8 grosses minutes. Au fait, il sortait pour mieux entrer.

Elle est pas belle la vie:
 "Je vais, je vais et je viens...,
dans l'magasin..."
(premier essai de paroles pour la musique de "Je t'aime moi non plus" de Serge Gainsbourg, il l'a améliorée deux verres d'alcool plus tard).



Après ces 8 longues minutes, il peut enfin continuer son service. Dans le S du haut de la rue du Marais, le chauffeur de bus se retrouve pile en face d'un autre gros semi-remorque. Mais cette fois, il aura un peu plus de chance (fallait oser l'écrire là), le camionneur effectuant une marche arrière qui le libérera de la poisse jusqu'à son arrivée à Mons avec 14 minutes de retard. Il effectuera son arrêt stationné en double file étant donné que des voitures ont priorité sur le bus pour se garer au niveau d'un arrêt si c'est pour reprendre une connaissance n'étant pas fichue faire 100 mètres de trop à pieds. On comprend tout de suite mieux pourquoi on nous accuse tout de suite de prise d'otages quand on fait grève.



Le deuxième voyage se déroule sans encombres jusqu'à l'arrêt Mansart. Là, sans trop savoir pourquoi, les éléments vont se déchaîner sur ce chauffeur afin qu'il prenne une minute de retard en plus à chaque arrêt. Total: 36 minutes une fois au terminus de Trazegnies. Quand on sait qu'il y a un bus toute les demi-heures, ça fait réfléchir...

Il prend une pause de 10 minutes (sa seule pause de la journée) et repart vers Mons avec des gens H...E...U...R...E...U...X... de le voir avec 30 minutes de retard. Ils lui font tous de larges sourires et le complimentent tous pour son léger retard (n'y croyez pas de trop). A Chapelle, il croise le service 2643 (le service qui le suit) avec lui aussi pas loin de 20 minutes de retard. Comme celui-ci a terminé à 23h09, il contacte le dispatch afin de l'avertir qu'étant donné que le départ de 16h50 est déjà assuré par lui-même (qui était censé effectuer le départ de 16h20), le dipacth pourrait contacter le service 2643 et l'inviter à prendre son battement à son aise après quoi il irait se mettre à l'heure plus loin dans le trajet vers Mons, histoire de faire rouler les bus dans le bon ordre. Mais...il est à Trazegnies le chauffeur quand il contacte le dispatch et à Trazegnies, pas de contact radio efficace, que des grésillements et il entend le dispatcher lui dire "OK, je demande au chauffeur s'il veut bien ne pas prendre de battement, comme ça il te rattrappe et on te remet à l'heure". C'est pas possible un truc pareil! Il a fait comment pour comprendre ça? Enfin, il suppose que ce n'est que l'affaire de quelques jours pour que le problème de couverture radio de Trazegnies soit réglé ^^.

Bref revenons-en à notre chèvre, dans la déviation de Morlanwelz, au niveau de la place Roosevelt, il embarque un passager muni d'un libre parcours d'une heure. Un libre parcours d'une heure? Ben d'après son client, le billet en sa possession (un billet de la ligne 82, qui vient de la zone 52 de La Louvière lui permet de voyager pendant une heure et donc de reprendre un 82 dans l'autre sens vers La Louvière). Il ajoute qu'il l'a déjà fait ce matin et que le chauffeur ne l'a pas embêté et que lui (le pov chauffeur) le fait actuellement. Donc, le pov chauffeur TEC l'invite à payer son billet d'1,30€ pour tout de suite, et s'il le désire, le billet impayé du matin. Le client n'apprécie pas ce genre d'humour (sans blague). Il ne payera que le billet du moment, sans oublier de faire remarquer son mécontement. Soit....

Arrivé à l'arrêt Miami, le conducteur voit dans son rétroviseur son collègue du 2643. Il lui refile donc toute sa clientèle qui comprend finallement qu'elle doit changer de bus après 3 tentatives (mais je n'ai plus essayé en flamand). Il aura même droit de la part d'une cliente à: "Je dois descendre aussi moi Monsieur?"

Une fois le bus vidé de sa trop sympathique clientèle, il contacte le dispatch pour une remise à l'heure. Après quelques moments de réflexions, le dispatcher l'invite à se rendre en direct vers Mons SNCB en prenant l'autoroute à Manage pour son départ de 18h20. Quarante minutes pour rejoindre Mons, ce n'est pas trop mal. Voilà la chance qui revient...

Une fois à Manage, le brave conducteur qui a la bonne idée d'écouter la radio entend un flash touring "7 kilomètres de files à Thieu sur la E19 direction Valenciennes". Hop patatra, la poisse revient, mais en force. Le chauffeur (qu'aurait franchement mieux fait de se casser une jambe le matin) recontacte le dispatch pour lui signaler qu'il ne prendra pas l'autoroute. Accord du dispatch, le chauffeur lui dit qu'étant donné le sens où il se trouve et le temps qui lui reste, il ferait mieux de se rendre à Mons en rejoignant tout d'abord la route d'Anderlues, en la quittant à Morlanwelz, en empruntant la chaussée Brunehault vers Binche et puis en reprenant le tracé de la ligne 22 à partir du Zoning industriel de Péronnes. Accord du dispatch. Il vole (sauf dans les files nombreuses ce vendredi) vers son terminus départ qu'il prendra finallement avec 6 minutes de retard (46 minutes pour faire Morlanwelz - Mons, on fait pire à la rame, mais à vélo, ça doit être plus rapide).



Départ de Mons soulagé de retrouver son itinéraire "normal", il ne lui arrivera plus rien jusqu'à un arrêt de son terminus où une dizaine de personnes monteront pour se rendre à Morlanwelz. Le temps de leur faire comprendre que l'arrêt "Rue du parc", n'a absolument rien à voir avec le Parc de Mariemont, il pourra enfin rejoindre le dépôt en direct en passant par le rond point de la gare du sud et souffler un bon coup, content d'une journée qui s'est passée...




... "comme sur des roulettes"

par Menfroid publié dans : Boulot, boulot, boulot
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Retour à l'accueil
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus